Barda blabla, c'est quoi?

Qu'est ce qui se trame?

Effets secondaires du voyage

Rechercher

  • Flux RSS des articles
Mercredi 11 novembre 2009 3 11 /11 /Nov /2009 13:47

Lundi 09 novembre    

P1010168-copie-1    Non, ce n'est pas un pur hasard du calendrier si nous partons le jour anniversaire de la chute du Mur de Berlin. Car notre voyage est lui aussi comme une abolition symbolique des frontières. Pensez donc, je me risque enfin à quitter la France pour plus de 3 semaines!

 

9H : Ce lundi devait être une journée de repos pendant laquelle nous regardons avec un sourire béat nos bagages prêts depuis la veille dans le salon tout rangé. Bien sûr, il n'en n'est rien. Il me reste des tas de trucs à finir dont un sac et une brioche pralinée(??) (pour les parents de Gaspard).
     

11H : Avec l'habitude des préparatifs ultra dernières minutes, on commence à maîtriser et avoir du bol. L'idée lumineuse des travellers chèques, on l'a eu juste à temps, c'est-à-dire deux minutes avant la fermeture des commandes au bureau de change de Concorde. Pour aller les chercher (avec le taxi qui nous emmenait à l'aéroport), on est arrivé juste 15 minutes avant que la place soit totalement bloquée par les manifestations du Mur de Berlin. Si c'est pas du timing!
 

14H : J'ai dégoté in extremis les deux livres idéaux pour ma préparation psychologique au voyage Le koala tueur et autres histoires du bush, de Kenneth Cook et une saga romantique sur la vie des australiens, des vrais : La dernière valse de Mathilda, de Tamara McKingley.
 

16H30 : Le principal étant d'avoir un sac bouclé, nous sommes prêts à temps.

Pour la deuxième fois de ma courte vie, je prends un taxi et ce n'est pas du luxe vu que j'ai déjà attrapé mal au dos le temps d'amener mon barda jusqu'à la borne.

 

Notre chauffeur est jovial et nous commentons des faits d'actualités tous plus désopilants les uns que les autres : détournement de fonds, meurtrier en cavale dans les bois... Ce dernier cas le chiffonne : La police ayant retrouvé les corps dans son puits et les cartes bleus des victimes dans son portefeuille, il ne comprend pas comment il peut clamer son innocence. « Imaginez, je vous emmène à l'aéroport et ensuite on retrouve mon corps chez vous...ce serait quand même une drôle de coïncidence! »

Nous poursuivons sur le sujet épineux de la conservation des corps. Il nous annonce qu'un ami à lui a congelé le corps de son bébé mort-né, car il ne savait pas quoi en faire. L'image du bébé cotoyant les poissons panés dans le congélateur me fait légèrement frissonner «  Vous comprenez, aller l'enterrer dans la forêt ça risque de faire louche! ». Sacré dilemme en effet...On ne l'arrête plus sur ce sujet : il nous raconte ensuite la surprise de sa vie quand, étant livreur de colis, il a découvert en le brisant un bocal de liquide contenant un bébé mort en partance pour un labo.

S'en suit le récit de la fausse couche de sa femme : le foetus tombé dans la cuvette des toilettes, etc...

 

17h30 : Du coup, avec toutes ces belles histoires, le voyage a passé comme de rien. Une dernier coup d'oeil à Paris par la fenêtre et nous voilà au no man's land de l'aéroport. Mon chéri me guide car moi je n'y comprends rien à tout ce fatras. Montrer 15 fois son passeport et son billet, mettre et retirer ses affaires dans des bacs en plastique, passer par ci, attendre par là
 

 

19h30 : Nous sommes montés dans notre train volant, en train de déballer magazines, couverture et kit de voyage avec une joie mal dissimulée. Enfin, je parle pour moi car nous sommes entourés d'hommes d'affaires blasés. Mon voisin de droite est de toute évidence un trafiquant de bijou. Son « associé » vient de lui glisser à l'oreille d'un air préocupé : « Vous m'aviez dit qu'il n'y aurait pas de problème à la douane avec les métaux précieux...mais blabla bla...

Je fais semblant de n'avoir rien entendu et me tiens à carreau.

Dans l'avion tout m'amuse : les plateaux repas, les bidules dans la trousse, les hôtesses qui passent, les zones de turbulence, les toilettes, l'écran interactif avec tous les films. Le temps passe presque trop vite.

Ma fascination pour le visionnage de ce qui se passe sous l'avion (c'est-à-dire surtout des nuages et de l'eau, mais c'est trop chouette à regarder) finit même par contaminer mon voisin le trafiquant qui arrête son film pour faire comme moi. Victoire contre le blasage!


9H30 : Sortie de l'avion et entrée dans le bain. Et par bain, j'entends un bain très chaud, dans le genre de celui que prend ma sœur et qui me fait suffoquer quand j'entre dans la salle de bain.

Gaspard me confirme : non, il n'y a pas de chauffage dans l'aéroport. Il fait 26° à 9h du matin, avec un taux d'humidité proche de 80%, c'est l'été austral qui commence, c'est tout.

Première bonne nouvelle : il a plu des cordes ces deux derniers jours, les moustiques sont au taquet!Les retrouvailles vont être chaleureuses.

Dans la voiture je menace de m'endormir à tout moment, malgré la route sinueuse et la splendide vue sur la mer. A travers mes paupières lourdes, je suis heureuse de retrouver la case créole qui a vu grandir mon chéri avec ses lambris de bois blanc, ses palmiers et ses bananiers...

Et comme je suis « exhausted » je fais la grève du blog, RAS.

Par Miss Blabla - Publié dans : Aventure
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mardi 10 novembre 2009 2 10 /11 /Nov /2009 13:40

Dimanche 08 novembre

  P1000738   9H30 : Le frère de Gaspard débarque de Sydney et arrive à l'appart avec pleins de croissants. Nous qui pensions le retrouver en Australie, nous voilà tout désorientés.

Ses photos de crocodiles affamés et de kangourous tout cassés sur le bord de la route nous font rêver. Bientôt notre tour! Il nous apprend que les australiens sont baraqués et voraces (un peu comme les crocos finalement) et qu'ils font des barbecues géants sur la plage. Le croissant coûte 2,5 euros. J'apprends aussi qu'il y a un trou de couche d'ozone au dessus du pays, d'où les nombreux cancers de la peau. Cette info de dernière minute balaye les derniers doutes : ce pays est vraiment fait pour moi.

Il nous file aussi deux trois astuces pour trouver des petits boulots. Il faut s'inventer carrément une vie. Le problème c'est que la mythomanie c'est pas trop ma tasse de thé. Et puis autant pour vendre des petits pains, je peux toujours m'inventer une tata boulangère que je venais dépanner à chaque vacances scolaires...autant pour un boulot de serveuse, je crains d'être démasquée rapidement. C'est pas que je sois maladroite...
       

12h : L'avis d'un spécialiste du bagage australien n'est pas de trop pour composer nos valises. Je suis quelque peu affolée à l'idée de faire un bagage pour un an dans deux sacs de 70 et 40 litres. Autant Gaspard est partisan du tout-en-un (genre la chaussure qui fait soirée, tong de plage et chaussure de marche) autant mon héritage maternel me pousse à emmener toute ma maison dans mon sac. Heureusement, la nature est bien faite car mes vêtements prennent deux fois moins de place que les siens. Mais quand même, tout sac a ses limites. Une fois casées les affaires de camping, les trousses de médocs et de toilette...c'est le drame, il va falloir choisir les élus du voyage.

Le frérot m'assure que je vais avoir envie d'acheter plein de trucs là bas et que c'est inutile de me surcharger de vêtement et chaussure. Cette solution me plait. Déjà qu'au bout de trois semaines de vacances, je n'en peux plus de mettre toujours la même chose, un an comme ça et c'est la dépression nerveuse assurée.

S' ensuivent les bricoles et les morceaux de vie à emmener. Je ne pars pas à la guerre, certes mais quelques photos, bijoux et messages d'au revoir, pourront me faire du bien en cas de blues au fin fond du bush.

Mon bagage s'achève dans un désordre monstre : de toute façon j'ai pas fait la check-list que je dois faire depuis des jours. Si j'oublie quelque chose, je ne m'en rendrais même pas compte, ça m'évitera de tout redéfaire.
      

21H : La journée s'achève autour d'une pizza géante, dans notre restau italien fétiche, fameux pour la taille des plats et l'air renfrogné des serveurs, entourés de mon « beau-frère » et de Sanjay qui est triste de nous voir partir.
      

22H : dernière balade en voiture dans Paris by night pour reconduire Sanjay...j'attrape des bribes de Paris par les vitres : la Tour Eiffel, qui ne brille pas comme d'habitude, la place de la Concorde pleine d'installations bizarres et de lasers mystérieux, l'Opéra Garnier, les premiers éclairages de Noël aux Galeries Lafayette...Paris continuera à palpiter sans nous, moi je ne me sens déjà plus là.
      

Minuit : dernier dodo à Paris.


Par Miss Blabla - Publié dans : Etats d'âme
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 7 novembre 2009 6 07 /11 /Nov /2009 13:25

 

Samedi 07 novembre

 
 mini eiffel  Pour être sûr de ranger l'appart avant de partir et de ne pas avoir le temps de le re-déranger, nous avons programmé notre soirée de départ pour ce soir. Pas de pot, tout le monde a décidé de fuir Paris ce week-end. Pas facile de rassembler les troupes.


13H : Je déjeune une dernière fois avec Sylvie ma fidèle compagne d'escapade parisienne. Un bon restaurant corse du côté de Bastille sera notre dernier point de ralliement. La dernière fois, nous avions parlé méthode d'épilation dans un resto branché de beaubourg. Cette fois nous échangeons nos petits remèdes naturels contre le mal de gorge et la grippe A. Bien qu'intarissables sur les huiles essentielles et les extraits de plantes fraîches, nous décidons d'aborder un sujet plus de nos âges : Facebook et ses dérives, ou comment je me suis retrouvée dans le groupe « amis à vendre », et « acheteuse » sans le savoir d'un homme de 50 ans qui fait du pastel.

17H : Exit le papotage, je dois faire les courses pour préparer la soirée.L'ascenseur arrive et déballe un grand gars chancelant à lunettes de soleil. Sortant sur le palier, il me demande s'il est bien arrivé en bas. Croyant avoir affaire à un aveugle, je lui dis que non et il rentre sans cane ni hésitation. Deux secondes plus tard, c'est la confirmation de mes doutes : « Est-ce qu'on est arrivé à la gare d'Amsterdam? » me demande t-il? Puis il s'excuse : « Pardon , je suis assez occupé ». Faut croire qu'il est pas tout seul dans sa tête, effectivement. Je le laisse donc à ses délires et me réfugie à Monoprix. Mais, à peine je tends la main vers les carottes qu'un homme d'apparence normale me lance : « Ah, vous aussi vous avez vu la pub pour les carottes! » Si quelqu'un a vu cette fameuse pub pour les carottes, qu'il me fasse signe. J'aimerais savoir si elle existe ou si je suis tombé spécialement ce soir là sur tous les tarés du quartier.

D'autre part ceux qui se demandent dans quoi donc il y avait des carottes à la soirée, ne cherchez pas trop car je les ai oublié quelque part dans le magasin.

21H : Pour les champignons farcis au Boursin, adressez les réclamations à ma soeur, dont c'est la recette fétiche. Sylvie m'a soufflé que c'était à éviter pour la prochaine fois.

 

2H : En bref, malgré les champignons farcis et l'absence de beaucoup, ce fut une soirée sympathique. Quand tout le monde est parti, j'ai réalisé qu'à partir de maintenant je serais loin de mes amis. Et je me suis sentie seule.

 

Par Miss Blabla - Publié dans : Joies quotidiennes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 30 octobre 2009 5 30 /10 /Oct /2009 12:53

 

L'annonce

  fiche de pret-copie-1  Dans ma famille, on n'est pas de grands voyageurs. Mes sœurs habitent toutes dans un rayon de 60 km autour de chez mes parents. Habitant à Paris, je suis celle qui s'est la plus éloignée du point de ralliement familial.

Comprenez que la nouvelle de mon départ à l'autre bout de la planète les a un peu chamboulés.

Les réactions ont été diverses : sentiment d'abandon pour ma plus jeune sœur, réjouissante perspective d'un point de chute en Australie pour la deuxième et amusement inquiet pour ma sœur aînée.
 

Mes parents, à qui j'appréhendais d'annoncer la nouvelle, n'y ont d'abord pas cru, puis ont commencé à s'inquiéter quand ils ont compris que c'était pas une blague. Finalement, ils se sont pris au jeu : après une razzia à la médiathèque, la maison s'est transformée en un office de tourisme de l'Australie.
  

Le moment de partir

Avant de changer d'hémisphère, je suis bien entendu descendu dans ma douce Normandie. L'occasion de revoir cousins, cousines, grand-parents, oncles et tantes, de passer quelques jours chez mes sœurettes et d'apprendre les dernières nouvelles rassurantes, croustillantes ou alarmantes.
 

Ma sœur aînée et son mari ont équipé leur « chalet » pavillonaire de bord de mer d'un poêle à bois ce qui leur évitera de passer le mois le plus froid de l'hiver sans chauffage, comme l'année dernière. 

Ma plus jeune sœur a toujours sa fenêtre de salle de bain qui donne sur la centre de détention des grands criminels, mais heureusement elle part en internat dans une ville paumée de l'Orne. 
Et mon autre sœur habite une résidence au bord d'une falaise avec un nouveau voisin schizophrène (un authentique!) qui l'a prise en grippe.

Quant à mes parents, ils se sont installé une super chambre à la place de la mienne. Et après on s'étonne que je parte à l'étranger!!

Au final, de déambulation sur la plage en soirée au coin du poêle, repas de fête en ballade en campagne, j'ai pris une grande bouffée d'oxygène avant de partir. J'emporte le souvenir de la joyeuse tribu familiale, et de ma Normandie en bleu-vert-gris.


PS : De façon plus pratique, ce séjour en famille m'a aussi permis de troquer mes vêtements d'hiver livrés à l'abandon contre une toute nouvelle garde-robe d'été. Voir photo.

 

Par Miss Blabla - Publié dans : Etats d'âme
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 25 octobre 2009 7 25 /10 /Oct /2009 15:31

 

 ma coupe de cheveu  Je ne vais pas souvent chez le coiffeur, seulement les jours où il pleuvote et où j'ai oublié mon parapluie.

C'est la première fois que je teste le centre de formation de Camille Albane, je suis aux aguets mais confiante, car je n'en suis pas à ma première expérimentation capillaire. En général, les coiffeurs m'adorent car je les laisse faire ce qu'ils veulent, d'où des coupes assez improbables. Cette fois, j'ai décidé de rester classique : mes cheveux ont poussés, sont de la même longueur des deux côtés, et je ne veux plus de coupes courtes. Mon chéri qui tremble à chaque fois que je rentre d'un centre de formation, m'a fait toutes sortes de recommandations.


Casting capillaire

Nous sommes toute un brochette de fille sur l'étal et les coiffeuses passent et repassent devant nous en inspectant ce nouvel arrivage. Certaines se hâtent de prendre les morceaux qui leur plaisent. En effet, ici c'est le coiffeur qui nous choisit et pas le contraire. Le choix se fait souvent au patrassage des cheveux, mais chez Albane, le coup d'oeil semble suffir. Pour une fois, ce n'est pas la foire d'empoigne pour me sélectionner : il faut dire que le crachin n'a pas rendu mon cheveu appétissant.

Je fais partie du dernier lot : celles qui ont une belle tignasse et pas d'idée précise de ce qu'elles veulent, ce qui est l'idéal du coiffeur expérimentateur.


"Est-ce qu'on veut garder les longueurs?"

Ma coiffeuse est toute jeune, très gentille et dis « on » pour s'adresser à moi, ce qui me donne l'impression d'être une grand-mère avec son infirmière à domicile. Pour choisir la coupe qui me sublimera, tout est passé au peigne fin et pas seulement mes cheveux. Il faut étudier chaque trait de visage et le style général. Ma coiffeuse est aux anges : elle n'arrête pas de s'extasier sur mes pommettes, l'arquer de mes sourcils. « Et puis, on a un joli port de tête qu'il faut mettre en valeur! »Je me retiens à chaque fois de lui demander « mais qui? » avant de me souvenir que je m'appelle « on ».


Le coup de ciseau fatal

 
Deux heures plus tard (faut pas être pressé!), le moment crucial de couper la frange est arrivé. Je sens qu'elle n'attend que ça. Une fois dessinée, elle appelle la prof qui s'exclame : « Oh, mais ce n'est pas assez court! ». Elle étend le bras vers moi tel un mousquetaire et en un coup de ciseau me voilà transformée en œuf à la coque!!

Je surprends le regard des coiffeuses à côté. Elles me sourient : compassion ou admiration? Moi même devant mon reflet, j'hésite entre être horrifié ou amusée.

Le coup de grâce est porté au coiffage. Avec mes cheveux châtains plaqués, ma frange droite trop courte et les pointes qui suivent la courbe de mon visage, ça y est j'ai trouvé, je ressemble à une noisette!!
Sitôt cette image plantée en tête, je lutte contre un terrible fou rire.

Allez savoir pourquoi, j'ai été le seul modèle à être maquillé.


Service après-vente

Lorsqu'on m'a relâchée dans la rue, encore un peu chamboulée, je me suis ruée aux galeries Lafayette pour tester l'effet de mon nouveau look. Pas de regards horrifiés.

Par contre, mon chéri rentré à minuit a préféré dormir dans le canapé et ne m'a pas parlé de la matinée. J'ai tenté de le rassurer en lui disant que ça allait repousser vite et 24h plus tard, il a reconnu que ça m'allait bien.


En tout cas pour ma frange, je suis tranquille, je peux partir un an en Australie sans avoir besoin de la couper une seule fois.

Par Miss Blabla - Publié dans : Boulettes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés