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Pour clôre la série Arkarrola, je tiens à préciser que de retour de notre expédition aux sources chaudes, nous avons
constaté que les pneus n'avaient été les seuls à souffrir : avec les secousses, le couvercle de la confiture s'était ouvert tout seul, on a donc retrouvé le contenu de la glacière
baignant dans un mélange de confiture et de glaçons fondus. La moitié des œufs étaient cassés, bien évidemment.
D'autre part...
Même en nous pressant, nous n'avons pas réussi à arriver au camping avant la nuit. La température ayant atteint entre temps celles du cercle polaire, c'est habillés comme au ski que nous sommes hâtés aux douches, dans des sanitaires nimbés d'une lumière jaune citron et ouverts aux quatre vents. L'eau était chaude mais rare et de couleur (et odeur) boue, aussi je ne suis pas sûre que ça m'aie vraiment lavée mais je me suis consolée en me disant qu'un masque intégral « terre d'Arkarrola » ne pourrait pas faire de mal à mon épiderme.
Ensuite....
Les heures passant ça ne s'est pas arrangé niveau température. Même couverts de tout ce que notre valise contenait de chaud (bonnet+capuche, gants, écharpe, polaire, legging + pantalon, veste...etc), c'est tout juste si on devait pas s'assoir dans le feu pour se réchauffer.
C'est le moment que j'ai choisi pour me lancer dans la fabrication d'un gâteau au citron avec les deux œufs survivants. Lorsque Gaspard a fini par sortir le thermomètre et m'a annoncé -3°, j'ai mieux compris pourquoi j'avais les mains gelées dans la pâte...
Et devinez quoi? Ce gâteau au citron a été ma plus grande réussite en pâtisserie. Comme quoi, ils ont raison dans les livres de cuisine, ce qui compte c'est que les ingrédients soit à température ambiante.
Et pour finir...
Malgré le legging, le sac de couchage, la couette en plume, la couverture en polaire, et le bonnet sur la tête, nous avons passé la nuit à lutter contre le froid, et d'autres dangers car à force de vouloir boucher toutes les issues au froid j'ai failli me retrouver étouffée dans la capuche de mon sac de couchage.
Après cette nuit en pointillé, nous avons eu la délicieuse surprise de trouver du givre sur les vitres intérieures au réveil...un coup d'œil au thermomètre nous a confirmé que, non, nous ne rêvions pas : 2° dans la voiture au matin, ce qui laissait imaginer que dans la nuit nous avions frôlé le 0.