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Comment j'en suis arrivée là

 

Comprenez, comment j'en suis arrivée à m'exporter si loin, sur le continent le plus sec au monde (pire que l'Afrique, c'est dire! ) ? Quelques questions et explications s'imposent.

 

Tout d'abord pourquoi partir alors qu'en France tout est si rose?*

Parce qu'en ce moment, je suis libre comme l'air (comprenez inscrite à Pole emploi). Et l'air, c'est fait pour circuler, se renouveler, s'enrichir, s'oxygéner. Alors, dans quelques mois, je vais revenir fraîche et légère comme une petite brise de vent. Enfin, j'espère. Pour cela, je compte sur des péripéties revigorantes!

*J'ai oublié le « mo » devant « rose ». Du coup, la réponse est dans la question.
 

Pourquoi l'Australie?

Cette question n'a pas de réponse franchement rationnelle. Autant j'ai toujours rêvé d'aller en Russie, au Canada, en Argentine ou en Scandinavie, autant aller en Australie ne m'a jamais traversé l'esprit.

Et ce pour la simple et bonne raison que ce pays ne semble pas du tout fait pour moi.

L'activité culturelle est loin d'y être fulgurante, le soleil inadapté à ma peau blanchette et fragile, je supporte mal la chaleur, les grosses vagues me font faire des cauchemars, et avec mon étourderie légendaire je ne suis pas sûre de pouvoir slalomer sans dégât pendant un an entre araignées, serpents, scorpions et crocodiles...

Par contre, j'ai un goût immodéré pour la nouveauté et l'aventure. D'autre part, j'aimerais pouvoir parler mieux anglais que Philippe Starck et Nicolas Sarkozy réunis, et aussi regarder "How I met your mother" sans les sous-titres.


Pour y faire quoi?

Le programme, c'est qu'il y en a pas trop pour le moment. Notre visa est d'un an, ce qui nous laisserait le temps de dilapider une grosse somme d'argent (que nous n'avons pas)... Mais non! Car nous allons travailler sur place, grâce à la magie du working holiday visa! Se balader, découvrir le pays et offrir son savoir-faire au gré de la route, comme au bon vieux temps.

En fait, notre voyage vise à l'enrichissement. Pas matériel (à moins qu'on ne tombe accidentellement sur une grosse pépite d'or). A ce niveau là, hélàs on risque plutôt l'appauvrissement.

Non, s'enrichir en pratiquant une autre langue, en rencontrant des gens d'autres horizons, en mangeant différemment, bref tout le blabla habituel sur les bienfaits du voyage, sauf qu'en plus on aimerait créer des contacts dans le domaine de la création (artisanat, design...) et faire des petits boulots atypiques (genre rassembleur de moutons à cheval ou chercheur d'or).

 

Au fait, je dis « nous » parfois, car je ne pars pas seule, eh oh. Je pars avec mon chéri, qui est plus aguerri au voyage que moi, et qui va pouvoir me protéger des moultes dangers qui me guettent. D'ailleurs entre nous, c'est lui qui a eu l'idée de cette destination farfelue. Moi toute seule jamais je n'aurais eu l'idée d'aller dans un pays où il n'y a que du désert au milieu et que des vagues énormes sur les côtes.

 

 

 

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